Hoche Allart
Hoche Albin ALLART est un résistant français né le 14 mars 1911 à Origny Sainte-Benoîte dans l’Aisne.
En 1939, au moment de l’appel à la mobilisation, il est ouvrier d’aviation à Chartres.
Fait prisonnier de guerre, il parvient à s’évader. Il rejoint son frère Emile à Lèves, au hameau du Mousseau et reconstitue la cellule communiste chartraine. Membre de l’Organisation spéciale (OSC), il participe à des missions de sabotages diverses.
Dénoncé par un traite, il est arrêté, interné à la prison allemande de Chartres avant d’être désigne comme otage et fusillés avec 4 autres de ses camarades au champ de tir de Chavannes, le 30 avril 1942.
Présentation du circuit
Le circuit d’interprétation « Lèves 1944 » est consacré aux évènements qui se sont déroulés pendant la Seconde guerre mondiale à Lèves.
Il met plus particulièrement l’accent sur l’année 1944.
La visite conduit les visiteurs sur les pas de 5 personnages aux parcours différents : un espion français, un soldat prisonnier de guerre, deux résistants de la première heure, un général américain.
Les 8 étapes qui composent ce circuit présentent les lieux où se sont produits les évènemens marquants de cette page de l’histoire lévoise.
Le parcours entraîne les visiteurs sur la plupart lieux où se sont déroulés les faits.
Hoche Allart
La biographie développée
L’enfance et jeunesse
Hoche Albin ALLART est né le 14 mars 1911 à Origny Sainte-Benoîte (Aisne). Sa mère, Cécile Eugénie MOYSE, a 31 ans en 1911 et est ménagère. Son père, George François ALLART, âgé de 34 ans en 1911 est journalier. Hoche est né dans une famille de treize enfants dont son frère Emile qui est l’aîné.
Il passe les premières années de sa vie dans l’Aisne à Origny Sainte-Benoîte. En 1939, il est ouvrier d’aviation sur le terrain d’aviation de Chartres quand la mobilisation est décrétée. Fait prisonnier, il s’évade et rejoint sa commune où il commence à s’engager localement dans des actions clandestines. Mis en prison à Amiens, il s’évade et se cache dans une cabane où sa sœur France le ravitaille. Enfin, Arrivé à Paris il travaille dans une gare où il découvre un sac de pièces d’or qu’il tente de partager avec ses collègues. Dénoncé et arrêté, il est mis en prison à la Santé jusqu’au 15 octobre 1941. Il rejoint ensuite Lèves chez son frère Emile, au hameau du Mousseau.
Premiers actes de résistance
A Lèves, il participe à la reconstitution du parti communiste et à la mise sur pied des premiers groupes de résistance armée. Comme Jean Cormier et André Dahuron, il est membre de l’Organisation spéciale (OSC). En janvier 1942, il participe au déboulonnage des voies ferrées à St Prest. Peu après, il attaque une sentinelle allemande sur le terrain d’aviation de Chartres.
C’est là qu’il rencontre Odette DURAND avec qui il se marie le 26 février 1942. Le couple s’installe au 19 rue du Bourgneuf à Chartres.
L’attaque de la Librairie allemande
Son ultime acte de résistance se déroule à l’aube du 16 mars 1942. Le groupe de résistants faisant partie de la cellule communiste chartraine composée de Hoche ALLART, Raymond BROUSSE, Jean CORMIER, Maurice MAUGÉ et André DAHURON commettent l’attentat de la librairie allemande du bois Merrain (Front Buchhandlung). Durant cette acte, commis à 6h 10 du matin, le rideau de défense passive, le rideau jaune en célophane ainsi qu’une vingtaine de livres sont brûlés par une bombe incendière fabriquée par Raymond BROUSSE. Hoche ALLART est celui qui jette une pierre à travers une vitre pour permettre à Raymond BROUSSE de faire passer la bouteille à l’intérieur.
Une enquête menée par le procureur de la République suivie d’une dénonciation d’un traître ayant infiltré le réseau aboutit à la découverte de l’identité des cinq résistants ayant commis cet acte. Avant son arrestation, André Dahuron parvient à s’enfuir. Hoche Allart et ses complices sont internés à la prison allemande de Chartres, désignés comme otages et fusillés le 30 avril 1942 à 16 heures à Lèves, au champ de tir de Chavannes.
La postérité
Quelque mois après l’exécution de Hoche, Odette DURAND met au monde un fils : Hoche Lucien ALLART qu’elle a nommé ainsi en hommage à son mari mort pour défendre son pays. C’est Emile Allart qui est désigné tuteur du jeune bébé.
Après sa mort, Hoche Allart est cité à l’ordre de l’armée avec croix de guerre avec la mention suivante :
«Patriote de haute valeur, résistant de la première heure. A organisé la Résistance dès 1940 dans le département d’Eure-et-Loir. A effectué avec ses groupes de nombreuses actions de sabotage. Arrêté en mars 1942 par la Gestapo, a été fusillé par les Allemands le 30 avril 1942 à Chavannes».
Il reçoit également à titre posthume le grade de chevalier de la légion d’honneur en 1957 ainsi que la médaille de la Résistance.
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Liste des points d'intérêt
- Charles Gauthier
- Alphonse Jacquet
- Jacques Voyer
- Hoche et Emile Allart
- Le Colonel Griffith
- La destruction du centre-ville
- La Libération de Lèves
- Lèves libérées, Lèves en ruine
- L'église démolie et reconstruite
- La résistance et la solidarité
Le projet, en deux mots
Le projet est conduit depuis le mois de mars 2024 par les 28 élèves de la classe de 4ème 1 du collège Sainte-Marie de Chartres qui se réunissent chaque mardi sur le temps de la pause méridienne pour travailler. Les élèves se sont répartis en groupes, chacun menant un travail autour d’un personnage ou d’un groupe de personnages ayant symbolisé cette année 1944 à Lèves. Ces personnages sont des acteurs ou des témoins de la Libération (résistants, habitants de la commune, soldats) mais également des personnages qui n’ont pu vivre cette Libération (résistant fusillé, déporté décédé en Allemagne) mais qui incarnent toute la complexité et l’ambivalence émotionnelle de l’année 1944.