Présentation

A 22h00, les combats se taisent. La ville est libérée mais les incendies restent difficiles à maîtriser. Le pompier municipal Paulin Jullien tente, avec l’aide de deux Lévois, de circonscrire le feu pour qu’il ne gagne pas les habitations, mais la motopompe est en panne et les tuyaux d’arrosage sont percés. Certaines bâtisses ne parviennent pas à être sauvées…

Le centre-ville où la plupart des affrontements ont eu lieu est en partie ravagé. L’église est détruite, les commerces, près de l’actuelle mairie sont réduits à l’état de décombres, l’école des garçons est ruinée.

Au total, plusieurs dizaines d’habitations sont détruites et plus de cent Lévois sont sans toit. Les sinistrés sont abrités dans l’école des filles qui a pu être sauvée.

L'école des garçons

L’ancienne école des garçons était située en remontant la rue de la Paix, en direction de Dreux, sur la gauche. Suite à sa destruction complète, la commune décide de construire l’actuel groupe scolaire pour accueillir filles et garçons, mais dans deux corps de bâtiments et deux cours de récréation bien distincts les uns des autres. Les ruines de l’école furent alors rasés pour laisser place à l’actuelle résidence du 16 août 1944, en mémoire de la Libération de Lèves.

L'église

Point stratégique de par sa position dominante, l’église de Lèves était occupée par les forces allemandes, qui avaient pris position dans le clocher dès le 16 août au matin. Le combat y est acharné. Les forces américaines sont réduites à détruire l’édifice pour déloger la résistance allemande. Un soldat allemand perd la vie au cours de l’affrontement.

De l’édifice, il ne subsistera que la partie maçonnée du clocher, après que charpente, toiture et tour aient été dévorées par les flammes.

L’église de Lèves sera intégralement reconstruite en 1956 et un vitrail, réalisé par Gabriel Loire, rappelle cette tragique journée qui a conduit à la destruction de l’église.

La Fondation d'Aigre

Situé juste derrière l’église, l’asile d’Aligre subit lui aussi les affres de la guerre lors de la Libération de la ville, le 16 août 1944.

Aligre est un asile qui accueille enfants et vieillards pendant la guerre. Le matin du 16 août, l’économe de l’asile raconte que 50 soldats allemands, équipés d’une mitrailleuse, franchissent la porte de l’asile, montent au deuxième étage de l’économat et y placent leur artillerie.

Les anciens commerces

Au lendemain de la guerre, le centre-ville est dévasté. Les maisons anciennes emblématiques du carrefour sont en ruine. S’ouvre la période de reconstruction qui suit les dossiers de dommage de guerre. La commune décide d’élargir la voirie et d’agrandir les espaces de circulations, notamment les trottoirs qui étaient trop étroits. C’est la première étape d’une réflexion sur la centralisé urbaine. Enfin, à l’habitat traditionnel succède une architecture de la reconstruction caractéristique : normalisation, régularité des ouvertures servis par des techniques de construction et des matériaux nouveaux.

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Le projet, en deux mots

Le projet est conduit depuis le mois de mars 2024 par les 28 élèves de la classe de 4ème 1 du collège Sainte-Marie de Chartres qui se réunissent chaque mardi sur le temps de la pause méridienne pour travailler. Les élèves se sont répartis en groupes, chacun menant un travail autour d’un personnage ou d’un groupe de personnages ayant symbolisé cette année 1944 à Lèves. Ces personnages sont des acteurs ou des témoins de la Libération (résistants, habitants de la commune, soldats) mais également des personnages qui n’ont pu vivre cette Libération (résistant fusillé, déporté décédé en Allemagne) mais qui incarnent toute la complexité et l’ambivalence émotionnelle de l’année 1944.