Présentation
Le 14 août, les coups de canon et les rafales de mitrailleuses se font entendre dans les environs. Les Allemands qui occupaient la commune ont déjà plié bagage, remplacés par des fantassins venus du front de Normandie. Au matin du 16 août, ce sont donc de nouvelles unités allemandes qui se positionnent dans les bâtiments stratégiques de la ville : dans les principaux commerces, mais aussi à la fondation d’Aligre ou encore dans le clocher de l’Église.
Les Allemands semblent décidés à organiser une poche de Résistance dans la ville. Lèves est en effet située sur la route de Dreux qui mène à Paris et constitue, à cet égard, un point de résistance important pour les unités allemandes résolues à ralentir la progression des forces alliées. Les unités américaines ne sont pas loin, notamment la 7°DB appelée la Lucky Seventh. C’est cette division qui est dirigée vers la libération de la ville. Commandée par le Général Silvester, elle appartient au XX° corps de la III° armée du Général Patton.
Après la traversée du Perche, le XX° corps reçoit l’ordre de se diriger vers Dreux avant de finalement faire route vers Chartres. Dès le 14 août 1944, des poches de résistance sont
signalées à Lèves. Au début de l’après-midi du 16 août 1944, les Américains arrivent dans la ville et le combat s’engage. L’imminence des combats a conduit la plupart des habitants à se mettre à l’abri dès le 14 août. Caves et marnières, dans cette commune qui en compte de nombreuses, sont des abris de prédilection. Les bâtiments de la ville accueillent également les habitants qui cherchent à se protéger des combats.
La bataille de Lèves
Présentation
L’après-midi du 16 août alors que les combats éclatent, l’école des filles, actuel site de la mairie, accueille de nombreux habitants venus se réfugier aux premiers échanges de tirs entre américains et allemands. Madame Baillon, alors enseignante de l’école, raconte dans une lettre à ses parents la Libération telle qu’elle l’a vécue depuis l’école des filles.
Elle s’y est réfugiée avec son bébé qui a dormi durant toute la bataille malgré le bruit incessant de la mitraille depuis le début de l’après-midi. Vers 19h00, des soldats américains arrivent dans l’école, pénètrent dans la cave et distribuent bonbons, cigarettes, savon et francs avant de prendre position aux fenêtres de la classe et de tirer. Vers 22h00, il faut
abandonner l’école qui est en train de brûler. Tout près de l’école, la boulangerie Cottereau, le café des sports, l’épicerie, Les Docks de la Beauce, les principaux commerces de la ville sont en proie aux flammes et seront intégralement détruits.
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Le projet, en deux mots
Le projet est conduit depuis le mois de mars 2024 par les 28 élèves de la classe de 4ème 1 du collège Sainte-Marie de Chartres qui se réunissent chaque mardi sur le temps de la pause méridienne pour travailler. Les élèves se sont répartis en groupes, chacun menant un travail autour d’un personnage ou d’un groupe de personnages ayant symbolisé cette année 1944 à Lèves. Ces personnages sont des acteurs ou des témoins de la Libération (résistants, habitants de la commune, soldats) mais également des personnages qui n’ont pu vivre cette Libération (résistant fusillé, déporté décédé en Allemagne) mais qui incarnent toute la complexité et l’ambivalence émotionnelle de l’année 1944.